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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 16:02
Mistral et canicule

Le Mistral souffle depuis quelques jours, asséchant les massifs, entraînant des incendies qui n'ont eu heureusement que des conséquences matérielles, pour le moment.

Mais il joue également un rôle de régulateur de la température et de la bio-diversité marine. Certes l'eau va paraître plus fraîche, mais ce phénomène, appelé Up Waving, entraine la remontée des eaux froides riches en oxygène et en phytoplancton. Tandis que les eaux chaudes gorgées d'organismes en décomposition s'éloignent vers le large et vont couler vers les grands fonds.

Et c'est une bonne nouvelle. Les températures absolument spectaculaires de la surface de la mer à travers toute la Méditerranée la semaine dernière, environ 3 à 5°C au-dessus de la moyenne pour cette période sont inquiétantes pour notre région. 

Ces températures exceptionnellement élevées sont le résultat des vagues de chaleur successives qui ont touché la région au cours des deux derniers mois. 

Cette hausse significative des températures en Méditerranée devrait entraîner l'apparition d'importants orages et avec eux l'augmentation de pluies  et des inondations.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 08:50
Photo GLB

Photo GLB

Il y a encore quelques semaines j'aurais mis un point d'interrogation à ce titre. Mais mes doutes étaient justifiés: suite au jugement du Conseil d’État en date du 19 décembre 2014 (texte intégral ci-dessous) .... le permis Rhône Maritime est de nouveau sur les rails.

Ce qu'on pressentait être une pirouette politique n'a pas tenu devant les plus hautes juridictions administratives françaises.

Je résume en langage "commun": Pour lire la suite...

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 13:57

Eyesea a pour objectif d'informer le grand public sur le développement de plateformes sous-marines destinées à l'essai de matériel pour l'exploration et l'exploitation de l'offshore profond dans la mer Méditerranée.

Projet Eyesea

Rappelons que ce projet, appelé Abyssea, et financé entre autre par la région PACA, doit amener la création d'un centre d'essai et d'expérimentation en Méditerranée qui serait basé sur l'île du Levant, au large des côtes varoises, au coeur du sanctuaire Pelagos. Le Sanctuaire Pélagos pour les mammifères marins en Méditerranée est un espace maritime international de 87 500 km² situé entre la France, l’Italie et Monaco dédié à la conservation des cétacés.

 

Le projet Eyesea est né au sein du Master 2 Information et Communication avec la promotion e-Rédactionnel 2014 dans le cadre du module de la réalisation collective. 22 étudiants de cette formation se concentrent sur un même objectif : mener une enquête d’investigation sur le projet Abyssea et réaliser un webdocumentaire afin de faire connaître le projet aux varois.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 09:39

Signalons la naissance de Cave Cavem, un nouveau magazine d'information et de défense de l'environnement sur la région de Fréjus et Saint Raphaël, région nouvellement nommé CAVEM, pour Collectivité d'agglomération Var Estérel Méditerranée. On y trouve un article intéressant sur l'état du littoral fréjussien.

Un nouveau webzine sur Fréjus

Cave Cavem est sans doute un clin d'oeil à l'inscription retrouvée sur les maisons de Pompéi, Cave Canem. Après tout, Fréjus a bien été une ville romaine.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 09:30

Le Conseil Constitutionnel a donc validé la loi Jacob, de juillet 2011, qui bannissait la fracturation hydraulique, en s'appuyant sur le principe constitutionnel de précaution.

La décision du Conseil constitutionnel indique qu'en l'état actuel des connaissances et des techniques, les principes de prévention et d'intervention à la source qui, seuls, avaient été retenus dans la loi Jacob suffisaient à justifier une mesure d'interdiction pérenne et cela, compte tenu des risques évidents pour l'environnement.

L'audacieuse affirmation des pétroliers selon laquelle aucune étude ne démontrait la dangerosité de la fracturation hydraulique se trouve donc contredite. Le Conseil constitutionnel affirme également qu'il ne saurait y avoir de comparaison possible entre la technique et surtout la finalité de la recherche de gisements dans le domaine de la géothermie et la recherche d'hydrocarbures par la fracturation hydraulique.

Il a fallu 500.000 forages aux États-Unis pour avoir une production conséquente ; imaginons l'effet de seulement 1.000 forages en France ! Il était donc prudent et sage d'attendre...

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 15:20

Le 27.11.2012 le député François-Michel Lambert posait une question écrite au gouvernement au sujet du statut juridique très incertain du permis Rhône Maritime. Totalement hors délai, la réponse du Ministère vient enfin d'être publiée au Journal Officiel du 10 septembre 2013.
Nous n'y apprenons pas grand chose de nouveau en rapport avec la réponse orale de l'ex-ministre Delphine Batho au printemps dernier. L'argumentaire reste le même : le permis n'est pas valide parce qu’il n'aurait pas du être délivré ;-)


Le mot "annulation" n'est pas utilisé, le permis a seulement été "retiré de la liste des permis valides".


Et il y a un grand oubli dans cette réponse : Elle n'informe pas sur le fait que les Cie Melrose et Noble ont déposé un recours au Tribunal Administratif de Cergy. Ces compagnies ne se laisseront pas faire et convaincre par l'argumentaire du Ministère. Le dossier "Rhône Maritime" est donc encore bel et bien sur la table.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 11:54

Le 6 juillet 2013, vers 1h15 du matin, un train de 72 wagons-citernes transportant du pétrole brut et de 5 locomotives de la compagnie Montreal, Maine and Atlantic Railway déraille dans le centre-ville de Lac-Mégantic. Cinq des 72 wagons-citernes explosent et un incendie ravage la ville, forçant l'évacuation d'environ 2 000 personnes.

http://cdn-parismatch.ladmedia.fr/var/news/storage/images/paris-match/actu/international/lac-megantic-entre-horreur-et-douleur-521091/4719096-3-fre-FR/Lac-Megantic-entre-horreur-et-douleur_article_landscape_pm_v8.jpg

Terrible tragédie, certes, mais en quoi nous concerne-t-elle ? Tout simplement parce qu’au-delà de la cause première, matérielle ou humaine, il y a tout un système économique qui doit être rentable. Le Canada a développé l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère, pétrole et gaz de schiste.

Habituellement, les pétroliers transportent les hydrocarbures par le biais d’oléoducs jusqu’aux raffineries. Mais l’investissement nécessaire à leur construction est énorme. Quand on fait un pipeline pour du pétrole conventionnel, on l'amortit en 50 ans. Le "non-conventionnel", pétrole ou gaz de schiste, n'a pas la même longévité, de un à cinq ans selon les puits. Donc le train est l’alternative choisie, sauf que les voies ferrées passent par les villes et qu’en cas d’accident…

 Si une exploitation d’hydrocarbures démarrait dans notre  région, il est à craindre que le même moyen de transport serait choisi. D’ailleurs, les hydrocarbures transitent déjà par le train dans notre région, entre Puget sur Argens et Nice, via Saint-Raphaël, Cannes,… les wagons-citernes transitant de nuit.  Le gazoduc qui vient La Mède ne va pas plus loin.

Mais comme il n’y a jamais d’accident en France...

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 09:47

ETATS-UNIS
  

Une nouvelle étude révèle une contamination des puits d'eau potable à proximité de sites de forage de gaz de schiste.

 

http://files.newsnetz.ch/story/2/0/4/20423966/1/topelement.jpg

Des chercheurs de l'Université Duke, en Caroline du Nord, ont analysé des échantillons d'eau provenant de 141 puits privés alimentant des maisons réparties dans le bassin de gaz de schiste particulièrement riche de Marcellus, dans le nord-est de la Pennsylvanie et le sud de l'Etat de New York.

Les concentrations en méthane étaient en moyenne six fois supérieures et celles en éthane 23 fois plus grandes dans l'eau potable des maisons se trouvant à moins d'un kilomètre des sites de forage que dans celles situées au-delà de cette distance.

Les teneurs en méthane dépassaient largement dans la plupart de ces puits les 10 milligrammes par litre d'eau - niveau considéré comme le maximum acceptable par les autorités sanitaires américaines. Du propane a aussi été détecté dans dix échantillons d'eau de ces puits provenant tous d'habitations se trouvant à moins d'un kilomètre des sites d'extraction.

«Les résultats sur le méthane, l'éthane et le propane ainsi que de nouvelles indications de traces d'isotopes d'hydrocarbone et d'hélium nous conduisent à penser que les forages de gaz de schiste ont affecté les sources d'eau potable des habitations» les plus proches, souligne Robert Jackson, professeur de sciences environnementales à l'Université Duke et principal auteur de ces travaux parus dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS) datés du 24 au 28 juin.

Données irréfutables

Les données sur la contamination de ces puits avec de l'éthane et du propane «sont nouvelles et difficiles à réfuter», insiste-t-il. «Il n'y a aucune source biologique d'éthane et de propane dans la région et le bassin de gaz de schiste de Marcellus est riche en ces deux gaz...», note le chercheur.

Ces scientifiques ont examiné tous les facteurs qui pourraient expliquer cette contamination, dont la topographie et les caractéristiques géologiques.

«Nos recherches montrent que la distance des sites de forage, aussi bien que les variations dans la géologie locale et régionale, sont des facteurs majeurs pour déterminer le risque possible de contamination des eaux souterraines qui devraient être pris en compte avant de forer», résume Avner Vengosh, professeur de géochimie et de qualité de l'eau, coauteur de ces travaux.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 13:02

L'Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) présentait le 6 juin dernier un rapport d'étape sur les "techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste". Pour l’ensemble des collectifs réunis, ce rapport, très largement hors-sujet, ne traite aucunement des alternatives possibles, mais fait, au contraire, l'apologie de la fracturation hydraulique, aujourd'hui jugée comme la technique « la plus efficace et la mieux maîtrisée pour extraire les hydrocarbures non conventionnels ».

Est-ce délibérément que ces deux parlementaires ignorent une multitude d’informations pourtant peu susceptibles de subjectivité ?

On peut se poser la question de leur « lobbylisation » et de leurs incompétences conjuguées, tant les inexactitudes de ce rapport sont flagrantes et plus que nombreuses.

Sur les 75 auditions effectuées par MM. Bataille et Lenoir, 73 sont celles des pro-gaz de schiste. On ne trouve ni économiste spécialiste des emplois, ni hydro-géochimiste, ni toxicologue, ni géographe, ni démographe, ni sociologue, ni médecin... Cherchez l’erreur...ou la manipulation calculée.

On ne peut qu’avoir honte du peu de crédibilité à donner à ce rapport financé par les deniers publics et qui n’apporte aucun élément nouveau, si ce n’est un renforcement pathétique de l’argumentation du MEDEF et des "pétrogaziers". Les collectifs citoyens dénoncent la malhonnêteté flagrante de ce rapport d'étape, truffé de contre-vérités. On y parle de 100.000 emplois (sur la base d’une erreur de calcul d'un cabinet de lobbying), d’une liste d'additifs chimiques pour la fracturation composée de produits de grande consommation, voire quasiment « bio ». On y parle de fracturation hydraulique réalisée à de nombreuses reprises en France. Il n’y a pourtant qu’un seul vrai forage effectué dans la roche-mère et stimulé grâce à la fracturation hydraulique ! Et il ne produit (le rapport le cite) qu’un seul baril de pétrole par jour (l'indépendance énergétique de la France est en marche...). Le rapport évoque la similitude de géologie entre le Dakota et le Bassin Parisien... en oubliant les millions d'habitants dudit Bassin Parisien. De plus, la question de l’impact climatique a été évacuée en un paragraphe conclu de manière lapidaire. Ce ne sont que quelques exemples de ce rapport "bidonné" par le député Bataille et le sénateur Lenoir.

Tout est fait de manière à rendre, de façon insidieuse, l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste et du gaz de houille « socialement acceptables ».

Exploiter ces ressources fossiles en France ou ailleurs - et ce, quelle que soit la technique - ne ferait qu’accroître nos émissions de gaz à effet de serre et nous enfoncer encore un peu plus dans la crise climatique. Il a aussi été scientifiquement prouvé que l'exploitation des gaz et huiles de schiste entraîne des contaminations de l'eau potable, des fuites importantes de méthane, des pollutions de l'air et des pathologies graves (troubles endocriniens, silicoses, cancers...) chez des personnes vivant aux abords des puits, que le vrai visage des gaz et huiles de schiste, ce sont surtout les risques et les nuisances qui y sont associés. Il est quasiment criminel de ne pas avoir traité véritablement les conséquences graves et préjudiciables aux populations dans ce rapport d’étape.

Quant à cette providence en Lorraine et dans le Nord-Pas-de-Calais en forme de "gaz de houille", de quoi parle-t-on ? Gaz de charbon ou de couche ? Il n’y a pas d’autre technique d’extraction du méthane retenu dans les couches que la fracturation, avec les mêmes impacts que pour les gaz et huile de schiste. Nous n'en voulons pas non plus ! Et nous réitérons donc notre conviction : l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels pour la transition énergétique n’est qu’une chimère.

C’EST POURQUOI NOUS DENONCONS, à nouveau et depuis toutes les régions de France, ce pseudo rapport d’étape dont les résultats prévisibles confèrent à ses auteurs une lourde responsabilité face aux risques majeurs et avérés liés à l’éventuelle exploration et exploitation des gaz et huiles de schiste ainsi que des gaz de houille. 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 08:33

SYDNEY - La plupart des énergies fossiles doivent rester dans les sous-sols car les brûler provoquera des changements qui mettront en cause l'existence de notre société, a prévenu lundi un nouveau rapport d'une agence gouvernementale en Australie, exportateur majeur de charbon et de gaz.


Selon la Commission sur le climat, brûler les énergies fossiles telles que le charbon, est le principal facteur de changement climatique.

Brûler toutes les réserves d'énergie fossile mènerait à des changements climatiques sans précédent si sévères qu'ils mettraient en cause l'existence de notre société telle qu'on la connaît aujourd'hui, assène le rapport intitulé La décennie cruciale.

Il est évident que la plupart des énergies fossiles doivent être laissées dans les sous-sols et ne pas être consumées, ajoute l'étude.

La plupart des pays, dont l'Australie, considèrent qu'une hausse des températures de plus de deux degrés serait trop prononcée. Mais pour assurer une stabilisation du climat, le monde doit se décarboniser, estime le rapport.

Afin d'atteindre notre objectif de stabilisation (de la hausse) des températures à deux degrés ou moins, nous devons tout simplement laisser quelque 80% des réserves d'énergie fossile dans le sol, a déclaré à la radio publique ABC Lesley Hughes, co-auteur de l'étude. On ne peut pas se permettre de les brûler et avoir un climat stable et sûr.

L'étude note une nouvelle vague de découvertes et d'exploitation de nouvelles réserves en Australie et ailleurs.

Les réserves australiennes de charbon représentent à elles seules 51 milliards de tonnes d'émissions de dioxyde carbone potentielles, soit un douzième du total considéré comme nécessaire pour faire grimper les températures de deux degrés, selon le rapport.

Pour Will Steffen, également co-auteur, il faut agir sans attendre car les risques de changement climatique annoncés de longue date par les scientifiques sont déjà en train de se produire. La durée et la fréquence des jours d'extrême chaleur ont augmenté en Australie, et les températures provoquant des feux de brousse ont elles aussi augmenté dans le sud-est du pays, très peuplé, a-t-il dit.


(©AFP / 17 juin 2013 06h39) 

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